I am a researcher at CNRS Chimie in Section 15 “Chemistry of materials, nanomaterials and processes”.

After a background in chemistry, I defended a PhD in 1993 in physical chemistry in the field of chemistry of cements, characterized by 29Si solid-state NMR. Then I have undertaken a post-doc at Bouygues Challenger Research Dep. for one year, working on the high-tech formulation of a concrete used in civil engineering. Entered at CNRS in 1996, I am working at LCMCP since 2003 in the field of materials chemistry.

My current activities mainly focus on the understanding of biomineralization processes occurring in marine organisms. I am using solid-state NMR to investigate more deeply the organo-mineral interfaces in specimen such as diatoms or sponges. The siliceous skeleton of these organisms – named frustule in the case of diatoms and spicule for sponges * – are indeed composed of biosilica whose formation was templately-induced by proteins present in the organic phase. In this regard, these materials can be considered as natural biocomposites.

I have also been working for several years at elaborating organo-apatites for wastewater depollution. That was the starting point for further research studies devoted to environmental applications. I am now in charge of sustainable development in my lab, leading a small workgroup named “GreenTeam”. I am involved in several networks, at the university and at CNRS, that take care of commitments to sustainable development in our research activities, through LCA of materials we produce, carbon footprint of our research activities, environmental impact of our transportation when attending a symposium (train vs plane for instance), eco-gesture in the lab (and at home as well). Finally, as a senior scientist, I am trying to reorient my research topics towards more “greener” ones.

* Below SEM pictures of siliceous sponge spicules of 3 different species (see ref. S. Masse et al, Minerals, 2016):


Je suis chercheuse au CNRS Chimie, en Section 15 « Chimie des matériaux, des nanomatériaux et des procédés ».

Après une formation en chimie, j’ai soutenu en 1993 une thèse de doctorat en chimie physique dans le domaine de la chimie des ciments, caractérisés par RMN à l’état solide 29Si. J’ai ensuite effectué un post-doctorat d’un an au département de recherche de Bouygues Challenger, où j’ai travaillé sur la formulation de haute technologie d’un béton utilisé en génie civil. Entrée au CNRS en 1996, je travaille au LCMCP depuis 2003 dans le domaine de la chimie des matériaux.

Mes activités actuelles portent principalement sur la compréhension des processus de biominéralisation qui se produisent chez les organismes marins. J’utilise la RMN en phase solide pour étudier plus en profondeur les interfaces organo-minérales dans des échantillons tels que les diatomées ou les éponges. Le squelette siliceux de ces organismes – appelé frustule dans le cas des diatomées et spicule pour les éponges * – est en effet composé de biosilice dont la formation a été induite par des protéines présentes dans la phase organique. À cet égard, ces matériaux peuvent être considérés comme des biocomposites naturels.

J’ai également travaillé pendant plusieurs années à la mise au point d’organo-apatites destinées à la dépollution des eaux usées. C’est ce qui a marqué le point de départ d’autres travaux de recherche consacrés aux applications environnementales. Je suis aujourd’hui responsable du développement durable au sein de mon laboratoire, où je dirige un petit groupe de travail baptisé « GreenTeam ». Je participe à plusieurs réseaux, à l’université et au CNRS, qui veillent au respect des engagements en matière de développement durable dans nos activités de recherche, à travers l’ACV des matériaux que nous produisons, l’empreinte carbone de nos activités de recherche, l’impact environnemental de nos déplacements pour assister à un colloque (train ou avion, par exemple), ainsi que les éco-gestes au laboratoire (et à la maison également). Enfin, en tant que chercheuse senior, j’essaie de réorienter mes thèmatiques de recherche vers des sujets plus « verts ».

* Ci-dessous, photos MEB de spicules d’éponges siliceuses de 3 espèces différentes (voir réf. S. Masse et al., Minerals, 2016) :

   

                          Geodia                                                 Aphrocallistes                                               Craticularia